Sur les pistes namibiennes
La bande des 6 à la découverte de la Namibie et du Botswana ou 3 semaines en camping car


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Lundi 4 Aout - 185 km -

Après une nuit plus calme que prévue (nos voisins ont été discrets), nous prenons notre petit déjeuner au lever du soleil.

Nous avons aujourd’hui au programme :une ballade dans le canyon de sesriem (à la fraiche)

(photo 23)

puis la traversé (d’une partie) du parc national du Namib Naukluft (50000 km²) . Les paysages y sont splendides, un mélange de montagnes et de dunes de sables rouges.

Les pistes sont mauvaises, mais on commence à en avoir l’ habitude.

Notre étape du jour c’est le Gecko camp près de Nautcha. On y arrive en début d’après midi. L’endroit est perdu au milieu de nulle part.

(photo 24)

C’est une ferme de 6000 ha tenue par un couple de Suisses (et oui !) René et Heidi venus s’installer ici il y a 7 ans. On espérait bien trouver de quoi manger car nous sommes à cour de ravitaillement. Il nous reste en tout et pour tout quelques pommes de terre et des oignons, un peu d’eau. L’ironie c’est qu’il nous reste en tout et pour tout 350$ namibien. 300 seront consacrés au plein du véhicule à Solitaire et les 50 restant pour de l’eau et un paquet de macaroni. Autrement dit on est  à sec ! (on a vu trop juste)

On s’installe et on passe le reste de la journée à admirer le paysage, de la terrasse de notre emplacement de camping

(photo 25).

Vers 17 h , on part avec René faire un tour dans la ferme avec l’espoir de voir quelques zèbres

(photo27)

Hormis quelques springbok et un phacochère, point de zèbre. On s’arrête au cœur de la savane pour boire un coup et regarder le soleil se coucher

, (photo 26)

tandis que René nous explique (en français) sa vie au quotidien. La vie est rude ici mais il n’en changerait pour rien au monde. Il élève des vaches (150) et grâce à une rigueur sanitaire meilleure qu’au brésil, la Namibie vend de la viande de bovin en Europe  à un  bon prix en ce moment. C’est donc bon pour le commerce de René

Selon René l’endroit se prête bien à l’élevage ,  l’herbe est abondante (elle n’est verte qu’un mois dans l’année en février mars ) cette année car il a beaucoup plu. C’est pas toujours le cas malheureusement. Quand les pluies sont insuffisantes il n’y pas assez d’herbe pour l’année (on compte 30 ha pour une vache)  et on doit vendre les vaches car l’aliment coûte trop cher. Et comme tous les éleveurs sont dans le même cas les cours s’effondrent  et là les temps deviennent plus durs.

Heureusement il y a les touristes de plus en plus nombreux ce qui permet de faire du « camping à la ferme » pour améliorer l’ordinaire.

René fabrique aussi des couteaux, qu’il vend bien sur mais qu’il échange aussi contre de la viande de koudou, zèbre ou autres. Car ici on chasse pour se nourrir.

Après une douche un repas nous est proposé par Heidi. On est 14 à table un couple d’allemands, un couple suisse mais de Tanzanie et un couple de français (lyonnais) parti d’Afrique du sud  via la Namibie et le Botswana pour 5 semaines en routard.

Au menu une soupe de champignon, du zèbre (abattu par Heidi elle même, ou plutôt achevé car cette pauvre bête s’était cassée une patte)

Comme Heidi mange avec nous elle nous raconte elle aussi sa vie au quotidien. On croit rêver. En fait elle a rencontré René en suisse et en est tombée amoureuse. Lui vivait déjà en Afrique et elle a tout abandonné ; son travail (dans le social) , sa famille, ses amis pour le rejoindre et y vivre avec son fils de 5 ans (à l’époque).

Ils sont arrivés ici un par hasard. L’ancien régisseur avait abandonné la ferme suite à un accident qui avait causé la mort d’un employé noir. Ce dernier élevait un lion et un guépard sur la ferme. Un beau matin le lion (en liberté sur la ferme) avait juste tué un employé. Plutôt que de s’expliquer avec les autorités, il avait fui vers l’Afrique du sud et s’était fait arrêter à la frontière. Comme il était en prison, mes deux compères ont fini par obtenir le numéro de téléphone du propriétaire (un docteur allemand), l’on appelait en Allemagne pour lui proposer leurs services puisque le poste était vacant. Et le type a accepté sans les connaitre!

 C’est comme ça qu’il loue à présent ce domaine.



Publié à 02:06, le 17/08/2008, Nauchas
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