|
Après une nuit, je dois bien l’avouer, un peu anxieuse, je reste perplexe sur la fuite d’hier soir. Comme il fait jour, je me décide d’y regarder de plus près. Mes connaissances mécaniques sont limitées, mais je finis par me rendre compte que le filtre à gasoil s’est détaché de son support. Les vibrations de la piste ont dévissé le seul écrou censé retenir l’ensemble. Mais le plus grave n’est pas là. En mettant le moteur en marche je constate que le filtre à gasoil est percé. Pas question de reprendre la route dans cet état. Comme il est fort peu probable que l’on puisse trouver ici un filtre de rechange, je me rabats sur le Lodge pour demander de l’aide. Vincent le manager du Lodge, après avoir démonté le filtre , m’emmène au garage le plus près (c’est pas une blague). Je rappelle que nous sommes à au moins 250 km de la ville la plus proche. Vous me croirez si vous voulez, et bien à moins de 6 km il se trouve qu’il y a un garage de brousse. Bien sur pas de filtre adapté au camping car. Il ne reste plus qu’une solution : la réparation de fortune. Une soudure à l’étain plus une pâte spéciale pour boucher les trous (des réservoirs) et le tour est joué. Merci à Vincent qui nous a consacré sa matinée pour nous venir en aide
Cela nous a pris quand même la matinée, il n’est donc plus question de rejoindre notre prochaine étape Opuwo. D’autant que après avoir pris contact avec Bobo Camper (le loueur) on décide de rallier Kamanjab (notre étape du 8 aout) où l’on pourra trouver un garage qui avisera en ce qui concerne notre panne.
Les routes sont peut être mauvaises, mais les portables fonctionnent vraiment au milieu de nulle part. C’est heureux ! J’ai même pu contacter Toumaline (l’agence namibienne avec qui j’ai préparé ce voyage et gérée par un français) qui nous a trouvé un campsite pour ce soir en catastrophe.
Et nous revoilà parti à travers ces mauvaises pistes qui font vibrer une nouvelle fois le véhicule. Pourvu que la réparation tienne le coup et que la vis que nous avons serrée comme des malades tienne aussi l’ensemble sur son support.
On passe 3 heures d’angoisse mais pour finir on arrive en fin de journée à Kamanjab.
On s’installe au camp, on prend l’apèro car on l’a bien mérité et au dodo.
|